Un autre compte-rendu de l’un des shows parisiens de notre Bobby préféré grâce à Jeyssi-K. Si vous souhaitez partager votre expérience, envoyez un p’tit mail !
Dimanche 27 Septembre 2009. Enfin, c’est le jour J. Celui que j’attends depuis des mois. Aujourd’hui, ce soir: concert de Bobby Long !!!!

19h15. Le Yono. Le bar est tout petit, mais sur trois étages en pierre. Des lumières tamisées, et un décor assez moderne. L’entrée est sous un porche, et devant une petite affiche de Bobby Long. Nous sommes les premiers arrivés, et il reste 45 minutes. On se prend un dernier verre pour la route accompagné de quelques photos. Le temps est beaucoup trop lent à mon goût… A chaque personne qui passe à côté de nous, Alicia me demande si c’est Bobby, elle ne sait pas à quoi il ressemble.
20h30. Du retard évidemment. C’est toujours comme ça de toute façon, je n’ai jamais vu un concert commencer à l’heure moi. 20h45. Bon ça commence à faire long, là ! Un peu plus tard, vérification des billets, on nous fait rentrer dans la salle. On passe dans un tout petit couloir étroit avec une marche. La salle de spectacle se trouve à gauche, dans un tout petit local tout en pierre et mal éclairé, avec des bancs en demi-cercle devant la minuscule scène. La guitare et l’harmonica sont posés par terre.
Le voici qui arrive, comme je l’imaginais, mais différent de ce qu’on voit sur internet. Un peu plus grand, peut-être. En jean et chemise noire à pois blancs, manches relevées, barbe de trois jours, avec ses habituels cheveux sur le côté. Il monte sur scène, sort son programme de sa poche droite, prend sa guitare, dit quelques mots en français et commence à jouer. Après la première chanson, il commande une bière, et continue avec le morceau suivant. Bizarrement, quand il joue, il a des tics qu’il ne fait pas d’habitude. Mais c’est encore mieux que ce que j’imaginais. Parfait. Photos, vidéos, les bières et les chansons s’enchaînent : “The bounty of Mary Jane”, “Penance fire blues”, “The borough mill”, “Being a mockingbird”, “Cold, cold loving”… Il y a des moments où j’ai vraiment du mal à détacher mes yeux de ses mains !
Arrivé à « Dead and done », il prend son harmonica et commence à jouer. Oups, le son est assez inhabituel. Petit souci apparemment. Il le balance par terre, le repousse du pied et lance un petit « Fuck ! ». Entre deux chansons il raconte des petites histoires de son enfance, de Londres, des portes des toilettes aux Etats-Unis, c’était énorme ça. Il parle avec ses petites manières, en agitant les mains, chante du Édith Piaf avec son petit accent british « Non, je ne regrette rien… » et tape du pied par terre quand il joue.
Fin du show. Bobby remercie tout le monde, pose sa guitare et quitte la pièce. On se lève et on sort à notre tour. Au moment où on passe la porte pour remonter le couloir, je me retrouve nez à nez avec lui. On finit par reprendre nos places pour le rappel et il attrape sa guitare pour une dernière chanson. Une fois celle-ci terminée, il remercie encore une fois tout le monde et s’en va comme la première fois.
On ressort de la salle et on retourne dans la pièce où on avait attendu au début. Sur des tables, sont installés les objets à vendre : T-shirts, albums, sacs… J’achète un album et un T-shirt que je range dans mon sac et on décide d’attendre qu’il sorte pour avoir une photo. On remonte prendre un verre le temps qu’il se change. Tout le monde est parti, mis à part une dizaine de personnes qui finissent d’acheter leurs souvenirs. Dix minutes plus tard, il arrive tout recoiffé, baskets, veste grise, T-shirt couleur bordeaux, et un sac à dos à la main. Il pose son sac sur un banc, passe derrière les tables, et commence à parler avec Phil.
Il retire sa veste, fouille dans son sac et en ressort un paquet de stylos-feutres. Il l’ouvre et en prend un noir et un blanc pour les autographes, Je suis la plus proche, donc la première à y passer. « Can I take a photo with you please? » et tout ça, avec les mots dans le mauvais ordre. Je ne sais même pas comment il a pu comprendre ce que je lui disais. En tout cas, il a compris et a répondu « Oui, bien-sûr ! ». Je donne mon appareil à Alicia pour qu’elle prenne la photo.
- « Appuie ! »
- « Mais c’est ce que je fais, mais ça ne vient pas ! »
Je lui reprends l’appareil des mains pour voir le problème. « Mais tu es sur vidéo ! ». Je m’énerve à moitié contre elle avec le stress, alors que c’est moi qui ne l’ai pas remis en mode photo. J’entends Bobby rire derrière moi. Le flash sort enfin ! Je bafouille un « Thanks, can you sign my album too please ? », il me répond « Bien sûr !» en souriant toujours. Je lui tends mon album que j’avais encore dans les mains. Il prend ses stylos restés sur la table, et commence à écrire au feutre blanc. Voyant qu’il marche mal, il le secoue et recommence. Ne marchant toujours pas, il le balance, soupire un « Fuck ! », et utilise le noir. Je le remercie encore plusieurs fois et me dit « Merci à toi » avec cet accent que j’adore.
Une fois dans la voiture, je lis ce qu’il avait écrit : ”All the best, Bobby”, et visionne la photo sur l’appareil. Parfait. Je me jette sur Alicia, la prends dans mes bras, les larmes aux yeux : « Merci, merci, merci ! C’était magnifique ma luciole ! ». Je suis rentrée chez moi la tête toujours dans les nuages…